Imaginez notre surprise d’arriver à Gaspé et d’être reconduit vers les chinois par …. des ivoiriens!?! En fait, c’est exactement ce qui s’est passé. Le band de Parker, Dji Dji, jouait au Festival Musique du Bout de Monde. On les rencontre dans la rue, et ils avaient déjà trouvé LA famille chinoise à Gaspé, comme ils préfèrent manger la bouffe chinoise pendant leurs tournées. Fait qu’on a décidé d’aller ensemble – deux ivoiriens et deux chinois, en plus de toute une équipe de production – au Bourlingueur, pas le nom le plus approprié pour un restaurant chinois, il faut dire.

 

On a fait tourner les têtes! Et quelques madames pas très joyeuses, car on faisait beaucoup de bruit, ou bien peut-être parce que deux africains et deux asiatiques ça faisait trop de changement de la scène habituel à Gaspé (même dans un resto chinois), j’en sais rien – mais je les ai demandé de nous prendre en photo, celle que vous voyez ci-haut, pour briser la glace.  J’ai mangé que la soupe won ton, accompagnée de nouilles frites de style que je n’avais jamais mangé, genre des chips en forme de nouille. Disons que le menu était assez typique d’un certain genre de resto chinois-canadien!

 

Lisa et Danny nous ont reçu très chaleureusement, peut-être contents de pouvoir parler en cantonais à d’autres chinois. Ils sont à Gaspé depuis 6 ans, mais ont aussi un logement à Montréal. Leur fils, Victor, étudiant au Cégep de la Gaspésie, parle un français gaspésien – peut-être un des premiers sino-gaspésiens du monde?

 

Plus tard, après un spectacle qui fait danser tout Gaspé, on retourne sur la route vers Matane, notre pitstop vers Montréal. Nous avons décidé de prendre le chemin par Murdochville, question de sauver une trentaine de minutes de trajet. Première surprise: 20 km sortie de Gaspé, Parker réalise que son clavier est toujours sur la rue, au bord de la scène. On fait un 180, et parce que c’est Gaspé, et les gens sont si fins, le clavier est toujours là, on respire et on retourne sur la route. Deuxième surprise: à 60 km, une crevaison majeure, qu’il fallait changer dans le noir. Heureusement, Alex, notre caméraman, avait amené une torche! On l’a remplacé dans le quasi-noir entre Gaspé et Murdochville – j’ai donc appris c’est quoi d’utiliser un « spare ». Le lendemain, une petite réparation et nous retrouvons notre roadtrip, cette fois-ci, dans le sens inverse, vers Montréal, avec des souvenirs et beaucoup de temps à réfléchir.

 

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