‘Immigrate ici – ah.’

J’aime tellement le Bas St-Laurent. Il y a 11 ans, j’ai passé mon premier été au Québec, ici au bas du Fleuve. Et comme première impression du peuple québécois, je n’aurais pas pu demander mieux. Notre journée aujourd’hui me rappelle de toutes les raisons que j’adore les québécois. Ils te parlent, et on sent la liberté de parler à n’importe qui. Chaque interaction est remplie de blagues et de chaleur. Et on dirait que nos guides à Rimouski, deux étudiants originaires de Chine, se retrouvent parfaitement bien ici. Ting et Tianyu ont cette qualité d’esprit qui me manquait sans que je le sache. Ça me rappelle que je voudrais un jour déménager à un endroit semblable, où la vie bouge plus calmement mais avec douceur, et où on retrouve une élégance dans le quotidien des relations sociétales. Bref, je devrais peut-être considerer à ‘immigrate ici – ah‘ comme la polyglote Ting dit si bien (en anglais, français et mandarin, en 3 mots!)


Qui est chinois?

Une autre journée de passée, et cette fois-ci, on suit un duo hors-pair, le père Napoléon Woo et sa fille Jaime Kate. Jaime Kate a repris le restaurant de sa famille – anciennement la Maison Woo, et maintenant le Wok N Roll – et est maintenant la gestionnaire principale. Napoléon était coiffeur et donne un coup de main à sa fille à sa retraite. Ils sont tous les deux nés à Québec – on dirait des vrais québécois. Mais en fait, Jaime Kate nous a surpris en disant qu’elle parle Toisanois (dialecte de la région dont je viens), et en plus, elle a passé toute sa vie au restaurant. Ça veut dire, même si elle est née à Québec, et moi à Hong Kong, qu’elle est bien plus ‘chinoise’ que moi. En tout cas, c’est selon la définition de M. Zhu de St-Agapit. En réponse à ma question si on avait quelque chose en commun comme chinois (et en sachant que je parle à peine le cantonais), il dit ‘juste le visage’.

« Stories » define Chinatown in Quebec City

« Some could argue that stories are more important than statistics in defining a sense of place. »

-Taken from an excellent article by Patrick Donovan on the Urbanphoto.net blog. Thanks to Cedric Sam for the tip!

Donovan debunks a lot of myths surrounding Quebec’s Chinatown and corroborates what Michel Parent told us today during his guided tour of what remains of the neighbourhood. For example, the Dufferin-Montmorency expressway, a supposed « death knell » to the Chinatown when it was built along its eastern fringe, might not have had the effect that many people believe:

« …only six Chinese residences were expropriated during the massive demolitions that took place at the time. Whereas cities like Montreal and New York defined clear legal boundaries for their Chinatowns, this was never the case in Quebec City. The idea of a Chinatown with an important Chinese presence in the lower city seems to be largely a mental construct. »

The article also offers more information on the Foyer Catholique Chinois, which was located where the now-defunct Cineplex Odeon cinema now lies on du Pont, and the aforementioned notorious Rue de Xi’an.

Recommended reading. And a perfect segue to our meeting tomorrow with Napoleon & Jaime K. Woo at Wok’n’Roll.

http://www.urbanphoto.net/blog/2007/06/06/looking-for-chinatown/

Les bananes guidées par un oeuf

Rendus à Québec, un peu moins évident de trouver les chinois. Il n’existe pas – ou n’existe plus, plus précisément – un quartier chinois. En fait, il y en avait, jusqu’à ce que l’argent et la volonté soient disparus. Sur la rue St-Vallier, dans le quartier St-Roch, l’ancien emplacement du Restaurant Canton y est toujours, en évidence avec le lettrage quasiment disparu. Mais comme notre guide Michel Parent (un oeuf*) nous racontait (nous, les bananes*), les chinois sont bien plus dispersés à Québec, sans quartier ni restaurant ni épicerie précis à se rassembler. Même les centres communautaires chinois du passé n’existent plus (la mission chinoise, ou celui du 617 St-Vallier). Il serait l’heure de mobiliser les chinois de Québec – et si nécessaire, DU Québec – pour trouver du fric pour en construire. Selon Michel, ce ne serait que 300.000$ ou 400.000$ pour revitaliser le 617 St-Vallier, par exemple. Sûrement que ce serait un projet réalisable?

*La blague du jour: si un chinois occidentalisé peut se nommé une banane, est-ce qu’un occidental ‘chinoisé’ pourrait être libellé comme un oeuf?

 

Une ou des communautés chinoise(s)?

So full of thoughts after our second day of shooting. We spent the morning with Ryan and Gina – from Xiamen and Xian, respectively – and it really makes me think about the possibility of a united Chinese voice. I had kind of given up on this, assuming that we Chinese are all too different to be represented by a single community. But talking to these two gives me hope – Ryan even believes it is imperative that we present ourselves in politics, in media, etc. Our roundtable discussion at Mon Nan echoed the same sort of reflections, and then some. It was great to see the old gang again (Cedric, Rob), and some new faces too (Ros, Xiao), and despite all of different varieties of Chinese-ness (from being half-Singaporean to being Chinese-Filipino), we seemed to gravitate towards the same kinds of issues – discrimination, identity, inclusion. And yet, as Ainsley so eloquently put at the end, we seem to always just skim the surface of each issue every time we get together. Can’t we move beyond just talking about the same topics over and over again? What’s the next step?

Day 1…..fini

Et donc, on a fini notre première journée. On est retourné à Trois-Rivières avec May Chiu, visiter son appartement, coin Hart et des Forges, première fois depuis des années et des années. Quelle différence de ce qu’elle a vu comme jeune fille …. on dirait qu’il y a eu une renaissance économique depuis les dernières 25 années. Une surprise: le graffiti JUSTICE POUR TOUS, inscrit directement où elle a grandi, au 3e étage. Parfaite description pour la future militante des droits des immigrants!