From the Cutting Room Floor (1)

“Sometimes what was left out may be as important as what was left in”                                                                                                                                                    –        A Wise Old Film Editor

We are entering the stage of the rough edit with our editor Meiyen Chan, who did such a masterful job editing “Moving the Mountain.”

Here are some of the more controversial discoveries I made along the road that may or may not make the final cut.

  • At the Jardins de Métis, where Bethany fell in love with Quebec, there came to light a historical alignment of stars between the development of Canadian capitalism and early Chinese immigrants. The Jardins de Métis is owned by the Reford family.
    • The summer home of Lord Mount Stephen, 1st president of the Canadian Pacific Railway (CPR), was built inside the present Jardins de Métis grounds, overlooking the magnificent St. Lawrence River.
    • The government granted the CPR $25M to build the transcontinental railway. The Chinese not only built the CPR in the West but also helped finance it with the $23M paid in Head Tax.
    • The Chinese, being major customers, also contributed to establishing the Reford family empire in the rice business. Alexander Reford, director of the Jardins de Métis, told me that the Mount Royal Rice Mill (MRRM) was set up in Victoria by Robert Reford in 1885 (year of completion of the CPR) to mill rice from the far east to supply the Chinese population in BC. Ottawa imposed a tariff on foreign milled rice to keep the price of rice milled in Canada artificially high.
  • Quebec Premier Jean Charest’s recent delegation to China included Winston Chan, a young member of Conseil supérieur de la langue française.  Quebec Inc. has been courting the new social-capitalists of China for some time now, including major participation in the famous Three Gorges Dam project. The state monopoly Hydro-Quebec  and Engineering giant SNC-Lavalin were actively involved in that project.

More later. …..

 

Solidarity with the Chinese Ex-Calego Workers

Fifteen Chinese workers show their combativeness and solidarity in standing up for their rights against their former employer, Calego International in Ville St. Laurent. On April 19, 2011, the Quebec Human Rights Tribunal ruled in favour of the workers and ordered the employer to pay $164,000 in compensation for discriminatory comments made at the workplace, and to set up a program to promote integration of immigrant workers in order to prevent any discrimination based on ethnic or national origin. Calego is appealing the ruling. For more information on the judgment, go to:

http://www2.cdpdj.qc.ca/Comm_HTML/COMM_Calego_avril2011_En.html

Last week, Wai-Yin and I met Mr. He Yongshan, a former Calego worker and Mr. Liu Sheng, a supporter who initiated a community campaign in solidarity with the workers.

Mr. He believes this is the first time the Chinese people have waged a struggle of this type. “We hope with our actions, we have shown to all Chinese and Asian people in Montreal that one should never be afraid to stand up for civil rights and to fight racism.” Mr. Liu was moved to take action when he read about the case in the Chinese newspapers. “We have the right to speak out, supporting fellow Chinese workers was the right thing to do. I did not know the Calego workers but I had a sense of shared responsibility to defend them.”

Together, the workers and their supporters collected 300 names in a signature campaign and raised money from the community for their legal fees. They are represented by the Center for Research-Action on Race Relations (CRARR). These workers will need ongoing support to carry on their legal case.

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/discrimination-a-l-egard-de-chinois-au-quebec/529766

http://www.crarr.org/?q=node/10090

Être chinois à Montréal

As we return to the Montréal metropole to do our last series of shoots, there are two areas that come to mind, Brossard and Verdun. The class differences of these two areas are obvious. Many Chinese fleeing the turnover of Hong Kong back to China in 1997 immigrated to Brossard in the 90’s, attracted by large and relatively inexpensive houses, compared to HK. The HK money developed the strip malls of Chinese restaurants and groceries along Taschereau Blvd.

In contrast, with relatively cheaper housing in the plexes (2 to 6-plexes) of Verdun, recent immigrants from mainland China with more modest means have blended into this working class neighbourhood. The Chinese are the biggest source of immigration to Verdun in recent years. Along Wellington Street, we have Chinese storefronts and restaurants melding into the new landscape of Verdun re-development.

Chinese father and son grocery shopping

When I was growing up in Verdun in the 1960’s there were three Chinese families. On a recent stroll along Wellington, I passed no fewer than 5 Chinese parents walking with their children.

I should mention that there are other enclaves of Chinese establishments along Ste. Catherine street west and in Ville St. Laurent. These will be subjects of future studies on Sino-Quebec.

 Multi-ethnic neighborhood, Wellington St.

– WGW Dere

Volleyball à la chinoise

Imaginez 1400 personnes dans une immense salle qui jouent plusieurs parties de volleyball en même temps.

Ensuite, imaginez pour un moment que tout les joueurs sont asiatiques.

Impressionant? Lors de notre tournage au Tournoi de volleyball chinois d’Amérique du nord, (North American Chinese Invitational Volleyball Tournament, or 北美華人排球邀請賽) qui a vu sa 67e édition à Montréal cette fin de semaine au Palais des congrès, j’avais l’impression d’avoir découvert un univers parallèle, dans lequel il faut surtout être vigilant pour ne pas se faire heurter par un ballon errant. Le jeu me semblait familier, mais avec quelques variations majeures : 9 équipiers à la fois au lieu de 6, et moins de rigueur au niveau des mouvements de ballon permis.

Mais une autre particularité était moins subtile: deux-tiers des joueurs doivent être chinois ou d’origine chinoise. Le restant des joueurs peuvent soit provenir d’autres pays de l’Asie de l’Est ou du Sud-est, soit compter au moins un quart de sang chinois dans leur composition ethnique. La diversité des visages et surtout d’âge – l’équipe « the Stretchmarks » me vient à l’esprit – était en évidence.

« Le sport existe depuis longtemps en Chine; mais le tournoi comme tel existe depuis les années 30, » nous explique Kim, une équipière des Los Angeles I.V. Ball et habituée du tournoi.  « À l’époque, les chinois travaillaient tout les jours, sept jours sur sept. Le seul jour où on leur permettait de prendre congé était la fête du travail. C’est pour ça que, habituellement, le tournoi a toujours eu lieu pendant cette période. »

Si les circonstances ont changé depuis, en dépit des noms d’équipe un peu rigolo comme Toronto T.O.F.U. ou Hoy Sin, la compétition demeure féroce, tout comme la détermination des joueurs, leur affiliation portée avec fierté en caractères chinoises sur leurs uniformes.

Photos à venir…

Réflexion sur ma propre identité

Après une semaine vallonnée de rencontres improvisées et prévues de Chinois vivant au Québec, je me sens privilégiée de pouvoir parler de ce sujet au travers de mon expérience.

Comme je ne suis pas née au Canada, je me sentais un peu écartée du sujet du film au début. Je n’ai pas la même sensibilité que les deux caractères principaux Bethany et Parker. Lorsqu’ils retraçaient leurs racines chinoises, moi de mon coté je me sentais parfois m’éloigner des miennes. En effet, le simple fait de parler et d’utiliser d’autres langues que la mienne tous les jours me transforme en une différente personne. Je me suis posée la question : Que deviendrai-je? Qu’est-ce que je  souhaite devenir? Au moins, ce film m’a permit d’y réfléchir davantage.

Au fil des ans, je m’étais aperçue que certaines de mes valeurs sont différentes de celles des Chinois typiques, par exemple l’importance excessive envers le travail, la stabilité financière et l’obéissance. De plus, je trouve qu’ils planifient leur vie de façon exagérée à un point qu’ils considèrent même leurs enfants comme un investissement pour l’avenir. À vrai dire, je ne tiens pas à ces valeurs typiques, cela me dérangeait tant que je voulais partir. Depuis presque trois ans que je vis à Montréal, je n’avais pas conversé avec autant de Chinois. J’ai été persuadée que si je voulais vivre à l’étranger, ce ne serait pas pour rencontrer des Chinois.

À mon avis, les voyages, les découvertes et les rencontres stimulantes forment nos valeurs alors que notre noyau fondamental s’est déjà formé avant notre vie d’adulte. Durant le ‘road trip’, je me suis rendue compte qu’il existe toujours ce lien familier avec les Chinois que j’ai croisés sur la route du Québec  puisque nous parlons la même langue et nous avons les mêmes manières. J’ai plus de facilité à m’identifier soit comme Chinoise ou Hongkongaise sous ces circonstances. Ce voyage m’a fait comprendre que moi aussi, je devrais être plus patiente et tolérante envers les valeurs que je n’apprécie guère, l’histoire et la lutte précédentes de Chinois ont fait ce qu’ils sont aujourd’hui.

Beaucoup de conflits et de racisme sont causés par l’ignorance et l’intolérance, je crois que l’harmonie nous amènerait loin, le mot chinois de ‘Harmonie’ (和諧) suggère : ensemble, union(和) et harmonie, accord (諧). Selon l’étymologie, le mot ‘harmonie’ était employé en musique au début, si les musiciens ne s’écoutent pas en jouant dans un concert, quel serait le résultat? Je crois que c’est pareil dans une société : écouter les uns les autres, ouvrir son cœur et accepter la différence nous aideraient à nous approcher à l’harmonie.  J’espère que ce film déploierait tant les coutumes traditionnelles que les valeurs de nos jours afin de dévoiler une partie des mystères chez les immigrants Chinois.

Tous les titres tels que ‘Sino-Québecois’, ‘Sino-Canadien’, ‘Chinois-Canadien’ sont nommés par des ‘outsiders’, je pense que la plupart des gens définissent ces termes par le fait géographique qui est la façon la plus évidente et adoptée, par contre, ce film nous fera comprendre que les gens sont libres d’interpréter ce que signifient toutes ces appellations. À travers ce voyage, je suis certaine que Bethany et Parker ont également la liberté d’interpréter ces termes, de se faire accepter par leur différence et éventuellement de trouver leur espace où ils se sentent à l’aise pour planter leurs graines en quiétude. Ce serait injuste d’épingler aux gens les étiquettes qui sont accompagnées d’une tonne de stéréotypes.

KWOK Wai-Yin, la recherchiste et l’assistante de production

 

William’s reflections on the road to Gaspé

What strikes me the most about the Chinese who settled in the Regions of Québec is their strength and their determination to make their lives there. Here are some of the people we met.

  • St. Agapit, Jinn Zhou has two PHD’s in biology but cannot find a job in his field. He was sweeping the front of his dépanneur as we pulled up. Being the only Chinese in St. Agapit, his broad smile revealed how happy he was to see some Chinese faces. He was very positive in his efforts to learn French and to make his living in this small village 40 km south of Québec City, “parce que les gens ici sont trés sympathique”.
  • Québec City, Napoléon and Jaime Kate Woo, father and daughter who own and operate the Wok N Roll, which serves classical Chinese-Canadian food on Boulevard Charest. I am lobbying for stair racing as an Olympic sport so I can see Jaime Kate compete. Four generations of Woos have lived in Québec and this is where they belong. Jaime Kate tells me that once or twice a week, some Québécois customer would say, ”tu parles très bien français, juste comme nous.”
  • Mikaël Tam, 20, captain of the junior Remparts hockey team was surprisingly eloquent in his own identity as a Chinese athlete in hockey crazy Québec. Malcolm was caught up in that hockey fever as he entered the Québec Colisée.
  • Parker and Bethany had some Zen moments in Charlesbourg as they were treated by Lya Wu Bin. Lya, a holistic estheticist made a calm and conscious decision to root herself in Québec, as her Chinese values blend into those of her new home. Lya considers herself “Ambassadrice de la beauté et interculturelle Québec-Chine.”
  • Where was Québec City Chinatown? Has it become just virtual, as created by Michel Parent? “It used to be Chinatown, today it’s a parking lot.” – Robert Lepage, La Trilogie des Dragons.
  • Rimouski – we arrived at the Hotel Lyse late at night. Imagine our surprise when an Asian woman in her pajamas came to greet us at the counter. I quickly established that she is Chinese, named Lin He who moved here in March with her husband Ben and 4 year son Simon. The couple arrived in Canada 6 years ago from Chengdu and lived in Montreal and Winnipeg. They prefer the simple life in small towns. They are learning French and find the people here very friendly and helpful but they haven’t found a Québécois who could pronounce their family name He.
  • At UQAR (Université du Québec à Rimouski) we met up with Ting and Tianyu, two students from China active in the International Students Association. Everyone at UQAR seems to know them. The effervescent Ting (who really works as a tour guide) took us on a whirlwind tour of Rimouski and Le Bic. Ting and Tianyu are considering their options on whether to stay in Rimouski after their studies. In the words of Ting, “immigrate ici, ah?’
  • Gaspé – In the parking lot of Place Jacques Cartier, we met up with two members of the band Dji Dji who were performing at the concert au bout du monde along with Parker. We were looking for signs of Chinese living here and they were looking for any signs of Chinese food. Together, we discovered Le Bourlinguer, a restaurant owned by Lisa Tam and Danny Xie.While they don’t speak much French, their 18 year son, Victor, speaks French with a Gaspésie accent.
  • One impression that struck with me from the people we met is the courage and determination they have to make a life for themselves and their families in the regions of Québec. There was Ling, who met her Québécois husband over the Internet. With little French or English, she left her family and the comforts of China determined to make a life for herself with her new husband in Rimouski.

Now the tough part starts, we will try and shape all that we discovered into a film to show what it means to be Chinese in Quebec and what that means for our future struggles here. It will be a fun film!

– William Ging Wee Dere

Les sinos de retour à Montréal

De retour à Montréal, et je me sens – bizarrement – chinoise!!

En fait, le voyage a eu l’effet inverse que je pensais. Plus qu’on montait le fleuve, plus de jours on a passé avec des chinois de toutes les origines, plus mon cantonais s’améliorait (grâce aussi à notre coordinatrice de production, Wai-Yin), plus de variétés de bouffe chinoise que j’ai mangé …. et le résultat: je me sens encore plus chinois que avant de partir. En fait, j’ai trouvé la motivation pour me consacrer d’avantage à mon apprentisage des langues chinoises, à toutes les histoires et mythologies qui font vibrer notre culture. Et je pourais dire – même si pas tous les chinois qu’on a rencontré sur la route soient d’accord – que je suis une sino-québécoise. En sachant la variété de façons de l’etre, vues pendant notre voyage à travers le Québec, ça élargit pour moi la possibilité que nous soyons tous sino-québécois, même juste une fille grandie à Ottawa de parents chinois.

Merci à Malcolm, William, Wai-Yin, Alex et Parker pour une excellente semaine! Stay tuned for more to come!

Back home, more updates soon

The last few days just flew by as we filmed and had some some wonderful experiences on the way to the end of the world! More info soon as lots of travel, filming and lack of internet access slowed us down a little. Still, now you can look forward to the updates to come as we document « Être chinois-e au Québec »!

Gaspé, mon amour

Imaginez notre surprise d’arriver à Gaspé et d’être reconduit vers les chinois par …. des ivoiriens!?! En fait, c’est exactement ce qui s’est passé. Le band de Parker, Dji Dji, jouait au Festival Musique du Bout de Monde. On les rencontre dans la rue, et ils avaient déjà trouvé LA famille chinoise à Gaspé, comme ils préfèrent manger la bouffe chinoise pendant leurs tournées. Fait qu’on a décidé d’aller ensemble – deux ivoiriens et deux chinois, en plus de toute une équipe de production – au Bourlingueur, pas le nom le plus approprié pour un restaurant chinois, il faut dire.

 

On a fait tourner les têtes! Et quelques madames pas très joyeuses, car on faisait beaucoup de bruit, ou bien peut-être parce que deux africains et deux asiatiques ça faisait trop de changement de la scène habituel à Gaspé (même dans un resto chinois), j’en sais rien – mais je les ai demandé de nous prendre en photo, celle que vous voyez ci-haut, pour briser la glace.  J’ai mangé que la soupe won ton, accompagnée de nouilles frites de style que je n’avais jamais mangé, genre des chips en forme de nouille. Disons que le menu était assez typique d’un certain genre de resto chinois-canadien!

 

Lisa et Danny nous ont reçu très chaleureusement, peut-être contents de pouvoir parler en cantonais à d’autres chinois. Ils sont à Gaspé depuis 6 ans, mais ont aussi un logement à Montréal. Leur fils, Victor, étudiant au Cégep de la Gaspésie, parle un français gaspésien – peut-être un des premiers sino-gaspésiens du monde?

 

Plus tard, après un spectacle qui fait danser tout Gaspé, on retourne sur la route vers Matane, notre pitstop vers Montréal. Nous avons décidé de prendre le chemin par Murdochville, question de sauver une trentaine de minutes de trajet. Première surprise: 20 km sortie de Gaspé, Parker réalise que son clavier est toujours sur la rue, au bord de la scène. On fait un 180, et parce que c’est Gaspé, et les gens sont si fins, le clavier est toujours là, on respire et on retourne sur la route. Deuxième surprise: à 60 km, une crevaison majeure, qu’il fallait changer dans le noir. Heureusement, Alex, notre caméraman, avait amené une torche! On l’a remplacé dans le quasi-noir entre Gaspé et Murdochville – j’ai donc appris c’est quoi d’utiliser un « spare ». Le lendemain, une petite réparation et nous retrouvons notre roadtrip, cette fois-ci, dans le sens inverse, vers Montréal, avec des souvenirs et beaucoup de temps à réfléchir.