Acheter un petit chinois à 25 sous

Medaillons-les petits chinois

http://lechinois.com/contact/michel_parent.htm

Québec City’s Michel Parent, our “œuf” (blanc à l’extérieur, jaune a l’intérieur), told us about buying Chinese babies for 25 cents when he was in school in the 50’s and 60’s.  The first introduction to the Chinese for a generation or two of Québécois school children was « acheter les petits chinois à 25 sous. » This must have influenced their thinking about the Chinese. This may also account for why so many Québécois families adopt Chinese babies. The adoptive parents may have encountered the « buying Chinese babies » sentiment in school or through their parents who « bought » babies. Today it’s not cheap to « buy a Chinese baby. » The processing fee and other expenses will cost over $20,000.

BTW, it was the same French Catholic school system that did not permit most immigrants children to enroll into French schools. They were forced to go to the English Protestant school system where we did not get the chance to « buy » Chinese babies. That is why most of us from that generation survive here on high school French.

Here are some blog postings from people who were school kids during the period of « buying Chinese babies. »

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 Petits Chinois de la Sainte-Enfance

 

 Dans les années 1960, les missionnaires venaient visiter les écoles et nous parlaient de la pauvreté dans certains pays. Ils nous montraient ces petites images colorées et nous parlaient de toute la richesse que nous avions la chance d’avoir. Pourtant, le Québec des années Soixante n’était pas des plus riches. J’ai travaillé durement chaque semaine pour avoir droit d’acheter une de ces fameuses images. Plus on en avait, plus on était de bons catholiques…

http://laussivieille.blogspot.com/2009/10/petits-chinois-de-la-sainte-enfance.html

Quelques sous afin d’acheter un petit chinois…

Aujourd’hui nombreux et riches, les petits chinois pourraient sûrement nous acheter!

Par contre, à une époque pas si lointaine, ils servirent de prétexte afin de venir en aide à la Sainte-Enfance. Combien de jeunes écoliers ont acheté, pour vingt-cinq sous, des petits chinois ???

Texte en collaboration avec Denise Fournier

Adrienne Sirois se souvient : « On avait chacun son petit chinois sur un carton. Il tenait par un fil et il devait monter des marches. A toutes les fois que l’on donnait un sou, notre chinois montait… ça coûtait 25 cents pour se rendre jusqu’en haut!« 

Les jeunes, dont Adrienne Emond, se privaient afin de faire monter les échelons à leurs petits protégés : « On se privait de gommes pour acheter les petits chinois. […] il faut dire qu’il n’y avait que les plus fortunés qui donnaient vingt-cinq cents… car nous, c’était rare qu’on avait autant d’argent.« 

C’était en fait une première sensibilisation au tiers-monde, les jeunes se retrouvaient parrains ou marraines d’un enfant défavorisé sur un autre continent et pouvaient même avoir l’impression de faire vivre un petit chinois pour 25 cents… alors qu’en fait, il en fallait bien davantage pour leur venir en aide… et que ces actions se multiplient encore et encore…

Les jeunes du temps ont toujours eu la ferme conviction que l’argent ainsi versé allait directement aux petits chinois qu’ils avaient baptisés. Le tout peut sembler très naïf à l’aube de l’an 2000 mais dans les années 40 et 50…

Une bonne façon de démontrer sa générosité… mais encore une fois, les moins nantis ne pouvaient suivre la cadence…

http://www.portneuf-sur-mer.ca/ecole.pdf

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Petits Chinois et mitraillettes

Dans les années 1950-1960,  à l’école primaire, on pouvait acheter pour 25 cents une image d’un enfant du Tiers-Monde auquel on donnait un prénom. On disait « acheter un petit Chinois ». C’était l’oeuvre de la Sainte-Enfance qui servait à financer les missions en Chine et en Afrique, notamment. Les enfants disaient « petit Chinois d’Afrique » quand l’image représentait un petit Africain.

C’était génial comme marketing. L’idée était de créer un besoin chez les enfants, qui aiment bien collectionner des images, pour qu’ils convainquent leurs parents de financer les missions.

Ma mère disait : « ils vont prendre cet argent-là pour s’acheter des mitraillettes et venir nous mettre des chaînes aux pieds ». Un prétexte pour ne pas payer ? J’en ai quand même acheté et la prophétie maternelle ne s’est pas réalisée : je n’ai pas encore de chaînes aux pieds. Quoique, à la vitesse à laquelle la Chine augmente ses dépenses militaires, ça finira peut-être bien par arriver. Mais c’est une autre histoire.
J’ai trouvé la photo des quatre petits Chinois sur ce site.

http://leflneur.blogspot.com/2011/09/mitraillettes-et-petits-chinois.html

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